Saïd, le menuisier de Pocheco qui a bien l’intention d’y rester pour toujours

Aujourd’hui, le blog de Jeanne continue de vous faire découvrir différents métiers qui existent chez Pocheco. Par la rencontre avec les salariés de notre usine à Forest-Sur-Marque, vous comprendrez les valeurs et l’ambiance qui s’y dégagent mais aussi la diversité des postes, des individus et de leur parcours.

J’ai rencontré Saïd, 26 ans, arrivé chez Pocheco en janvier 2022. Il nous a rejoint en tant que menuisier qualifié pour travailler sur le développement des boites en bois qui devront servir à terme à remplacer tous nos emballages cartons et plastiques. Je vais revenir sur son parcours et l’innovation qu’il a contribué à faire évoluer.

Né en Côte d’ivoire et arrivé en France il y a 9 ans, Saïd a préparé un CAP menuisier puis un brevet professionnel menuiserie dans les Hautes Alpes à Briançon. A la suite de ces études, il a été embauché dans une entreprise de construction de chalet.  Son travail lui plaisait mais la rencontre avec Emmanuel Druon, le président de Pocheco, a tout changé. Son ancien recruteur connaissait le président et lui a fait part des qualités manuelles supérieures de Saïd. En présentant le Boxeco, Saïd n’a pas pu refuser et a décidé de tout quitter pour Pocheco.  

Sommaire

La Boxeco

Le rapport à l’écologie

Les journées de Saïd

L’ambiance

La suite

Peux-tu nous expliquer la particularité des Boxecos et leur utilité ?

Les Boxecos sont des boîtes de bois et de métal fixées sur une palette, qui sont empilables. Dans un camion, où nous pouvons mettre seulement 33 palettes, nous montons à 66 Boxecos. Dans ces caisses nous emballons les enveloppes dans des barquettes, des emballages cartons facilement empilables sans couvercle supérieur et réutilisables. C’est donc un conditionnement solide sans plastique et sans scotch qui peut être démonté. Une boîte démontée ne fait plus que 24 cm de haut au lieu d’1m20. Par conséquent, les clients peuvent nous retourner plusieurs livraisons en un seul trajet. En moyenne, c’est 120 boîtes qui nous reviennent d’un coup. Cette innovation fait partie des priorités de Pocheco et nous voulons que les clients l’adoptent, pour le moment, nos emballages écologiques représentent un peu moins de la moitié de nos expéditions mais c’est en progression. J’ai été embauché parce que ce système séduit de plus en plus et il faut évidemment entretenir ces nouveaux modes d’emballages. Cette idée m’avait tellement convaincu que je n’ai pas hésité une seule seconde à rejoindre l’aventure Pocheco.

Quel est ton rapport à l’écologie, a-t-il changé depuis que tu travailles chez Pocheco ?

Je dois l’avouer, je n’étais pas très porté sur l’écologie, je me contentais de trier mes déchets mais même pas tous les jours, j’étais conscient du problème climatique à une échelle assez minime. Mais avec Pocheco, et notamment avec les rencontres de l’écolonomie, le 8 juin dernier, j’ai été bousculé, cette formation a marqué un point de départ de ma conscience écologique et de mon état d’esprit par rapport à l’écologie.  Je pense sincèrement être plus sensible à la cause environnementale, c’est « l’effet Pocheco » !

A quoi ressemblent tes journées ?

Depuis le mois de mars, je me concentre sur la rénovation du bureau de ventes. Il s’agit d’un grand chantier mais très enrichissant pour moi car j’ai appris beaucoup de nouvelles choses de manière autonome, je suis responsable de ce projet sur toutes les étapes. J’ai appris énormément de manière autodidacte et j’ai donc largement monté en compétences. La Boxeco fait aussi partie de mon quotidien. Je rénove celles qui existent déjà pour les livraisons et j’ai notamment créé le premier prototype d’un nouveau genre qui est aujourd’hui visible au Furet du Nord et qui abrite nos enveloppes et pochettes en vente au 4eme étage du magasin. Cette nouvelle Boxeco est à présent aussi prévue pour la vente en direct : elle s’utilise donc aussi bien dans la livraison que comme présentoir. J’ai été très fier de participer à cette expérience et j’ai été très heureux de porter cette idée jusqu’à la fin alors qu’il ne s’agit que d’un premier prototype !

Est-ce que l’ambiance à Pocheco est spéciale ? T’y tu sens bien ?

Je peux te dire qu’il y a une grosse différence. Au sein de l’équipe, les gens sont humains, tout le monde dit bonjour, se demande comment ça va, si le week-end s’est bien passé. Personne ne se juge, on ne se plaint pas des autres. Ce sont de petites choses mais pour moi ça vaut beaucoup. Je me sens considéré ici, dans mes expériences passées, il s’agissait de « collègues de boulot », l’ambiance était vraiment différente. Aussi, ici l’univers est différent, on a l’impression d’être à la campagne. Avant, j’étais enfermé du matin au soir et après je rentrais chez moi aussi dans un espace fermé. Voir des poules se promener et entendre des oiseaux chanter, on ne va pas s’en plaindre, au contraire !

Qu’est-ce que tu imagines pour la suite ?

Dans ma tête, je me vois bien rester ici jusqu’à la retraite, je m’y sens bien et je suis attaché à cette entreprise. Mon métier et les projets qu’on me confie me plaisent beaucoup. Quand je rentre chez moi le soir, je pense déjà à la manière dont va s’articuler ma journée. La menuiserie, c’est ma vie. Je pense vouloir toujours travailler dans ce secteur qui me plait tant. Tu me mets dans un bureau, je dors, j’ai vraiment besoin de ce côté manuel pour me sentir bien.

Saïd, menuisier chez Pocheco

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